La construction des puits semble apparemment simple. Pour assurer la durabilité des infrastructures, certaines règles sont à respecter. Il existe plusieurs techniques mais voici les grandes étapes de la réalisation d’un puits:
1. Le fonçage – le cuvelage.
2. Le captage – la colonne captante.
3. L’exhaure de l’eau.
4. Les aménagements de surface.

1.Le fonçage c’est le creusement du puits. Le cuvelage c’est la protection de ce puits pour éviter l’effondrement des parois pendant le fonçage ou, une fois celui-ci terminé, pour protéger le puits contre les infiltrations d’eau de surface ou d’une nappe superficielle indésirable.
2. Préalablement au fonçage, la nappe phréatique est localisée lors d’un forage de prospection réalisé avec une tarière manuelle. On procède au captage de la nappe en plaçant au niveau de celle-ci une colonne captante constituée de buses percées ou crépinées; on obtient ainsi l’équivalent d’un « réservoir d’eau » alimenté par la nappe.
3. Choix de la technique d’exhaure. De celui-ci vont dépendre les installations, les aménagements de surface (par exemple, margelle de sécurité dans le cas d’un système simple de poulie-corde-seau), et surtout la durabilité du puits, car le système installé doit correspondre aux capacités de gestion locale des populations.
4. Les aménagements de surface : ils permettent l’accès facile et dans de bonnes conditions sanitaires au puits pendant toute l’année. Il faut aussi tenir compte des demandes et besoins de la population (abreuvoir, lavoir…), et de la nature du terrain (aire anti-bourbier plus ou moins grande, longueur du canal de drainage…).
